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Daiichi Kosho : 8,7 millions de personnes potentiellement exposées via un sous-traitant

fuites / / 3 min de lecture / florian

Daiichi Kosho, premier opérateur de karaoké au Japon avec les enseignes Big Echo ou Karaoke CLUB DAM, a annoncé le 8 octobre que les données d’environ 8 724 000 personnes avaient pu être exposées. En cause : un logiciel malveillant sur l’ordinateur d’un employé de Nippon Columbia, le groupe musical qui traite une partie de ses données clients en sous-traitance.

Ce qui s’est passé

D’après l’avis publié par Daiichi Kosho, le poste d’un salarié de Nippon Columbia a été infecté les 1er et 2 octobre, puis isolé du réseau le 2 octobre. Cet ordinateur contenait temporairement des données personnelles liées aux missions confiées par Daiichi Kosho. Nippon Columbia a prévenu son client le 5 octobre, à l’issue de ses premières investigations, et a réinitialisé mots de passe et identifiants.

Daiichi Kosho précise que ses propres systèmes ne sont pas touchés et qu’aucune fuite effective ni aucune utilisation frauduleuse n’ont été constatées à ce stade. L’incident est donc présenté comme un risque de fuite : on ne sait pas encore si des données ont réellement été exfiltrées.

DateÉvénement
1er-2 oct.Infection du poste d’un employé de Nippon Columbia
2 oct.Machine isolée du réseau
5 oct.Nippon Columbia informe Daiichi Kosho
8 oct.Annonce publique de Daiichi Kosho
9 oct.Ouverture d’une ligne d’assistance dédiée

Combien de personnes sont concernées

Les chiffres de Daiichi Kosho sont des approximations, après suppression d’environ 515 000 doublons :

PopulationNombre (environ)
Clients Big Echo5 558 000
Clients DK Dining3 462 000
Clients Karaoke CLUB DAM74 000
Clients Megabig43 000
Clients Banana Club5 000
Clients B-GARAGE4 000
Total clients8 631 000
Salariés93 000

Quelles données ont fuité

  • nom enregistré ;
  • sexe ;
  • date de naissance ;
  • adresse e-mail ;
  • numéro de téléphone.

Selon l’entreprise, les mots de passe ne font pas partie des données concernées, ni les informations de carte bancaire. Ces données ne suffisent pas non plus à utiliser les points de fidélité des clients.

Le maillon faible : le sous-traitant

L’incident illustre un scénario courant : des données extraites d’un système bien protégé pour une tâche ponctuelle, puis stockées sur un poste de travail. Il suffit alors d’un malware sur cette seule machine pour que des millions de fiches soient en jeu. Daiichi Kosho annonce d’ailleurs un renforcement du contrôle de ses sous-traitants, en plus d’une enquête menée avec Nippon Columbia et des experts externes.

Daiichi Kosho rappelle qu’il ne demande jamais de mot de passe ni de numéro de carte bancaire. Un e-mail, un SMS ou un appel qui évoque votre compte karaoké ou vos points de fidélité et vous pousse à cliquer sur un lien doit être traité comme suspect.

Que faire si vous êtes concerné

  • Soyez vigilant face aux messages qui utilisent votre nom et votre date de naissance pour paraître légitimes.
  • N’ouvrez pas les liens ou pièces jointes d’un message inattendu se réclamant de Big Echo ou d’une autre enseigne du groupe.
  • En cas de doute, utilisez la ligne d’assistance ouverte par Daiichi Kosho le 9 octobre.

Sources

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